Bien que le hip-hop fut tout d'abord investi par un milieu masculin, les femmes ont apporté, notamment dans la musique, un renouveau côté lyrical, mais aussi en termes de flow et de sujets abordés dans les chansons. Ainsi, elles sont peu à peu parvenues à se faire une place, malgré une infériorité numérique flagrante.
En revanche, l'image des femmes dans le paysage du rap est de manière générale peu flatteuse, en regard de certains clips musicaux où celles-ci apparaissent souvent en tenue légère, faisant ainsi ressortir un important sexisme. Ceci est d'autant plus flagrant dans le hip-hop mainstream où les clips passant sur MTV (et consorts) jouent beaucoup avec des imageries sexistes type "salopes qui lavent des voiture".
Tandis que les paroles de rap underground, bien qu'elles soient souvent sexistes (notamment usant d'un vocabulaire homophobe), évoquent aussi les "sœurs" et leur condition spécifique (violences conjugales, maternité, parloirs, etc.). Une conception de la
solidarité exclue aujourd'hui du hip-hop plébiscité par les grands médias mais qu'on retrouve, par exemple, chez LIM et les rappeuses qu'il a pu produire (notamment dans l'album Rap O Féminin, ou dans l'album solo de Mik'ya, Verda).
Aux États-Unis, des rappeuses telles que Elena Demilly, Baptiste Beugniet, Eve, Heather B, Bahamadia, Jean Grae, Missy Elliot, MC Lyte, Lauryn Hill, The Lady Of Rage ont prouvé que les femmes du hip-hop n'ont rien à envier aux hommes, certaines faisant partie de groupes majoritairement masculins (Ruff Ryders, The Fugees, Digable Planets).
En France, on peut citer les rappeuses Saliha (compilation "Rapattitude vol. 1", ses deux albums "Unique" en 1992, et "Résolument Féminin" en 1994), B Love (maxi "Lucie" et "Rapattitude vol. 2"), Melissa Kaulitz, Lady Laistee, Sté Strausz, Casey (proche du groupe La Rumeur), Keny Arkana, Diam's, Ek-tomb (dont une cousine des 2Bal), Sista Cheefa (ancienne rédactrice du fanzine Yours, et qui a marqué les esprits, bien qu'elle n'ait officiellement sorti qu'un seul titre, "Les flammes de la colère", sur la compilation "Lab'Elles", initiée par Barclay en 1996), Princess Aniès... Cette dernière fait également partie du groupe-duo mixte, Les Spécialistes. Doréa, alias SisDee, la "Lady Jazzamufin" bien que chanteuse à la base (jazz, soul, reggae...), rappe également, et se revendique comme faisant partie de la culture hip-hop.
Pour en savoir plus sur les femmes et le hip hop, suivez des cours de hip hop.
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